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Musique congolaise de variétés PDF Imprimer E-mail
Écrit par Dr TEDANGA Ipota Bembela   
Lundi, 03 Mai 2010 00:00

Antivaleurs, surenchère vestimentaire, mécénat et interférences publicitaires

 

 

 

La musique congolaise de variété (1) dite aussi musique congolaise moderne (par opposition à la musique qualifiée de traditionnelle ou de folklorique) est un élément d'identification nationale dans notre pays. Elle est, en Afrique noire, l'une des plus élaborées et des plus prisées par les mélomanes de tout le continent et, de plus en plus, hors du continent. Dans ce deuxième article, nous abordons les questions relatives à ce que nous appelons interférences publicitaires, au mécénat, aux antivaleurs et à la surenchère vestimentaire .

2.1. Corpus musical

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il est bon pour nous de signaler que nous nous étions doté à l'avance d'un échantillon musical auquel nous nous référons même dans la première livraison déjà publiée dans ce site. Il s'agit d'un extrait de La rose verte et de Grâce à toi, Germain , tous les deux inclus dans l'album [un CD (2)] titré en français Toujours Humble de Bin Adam J.-B. Mpiana et l'ensemble Wenge B.C.B.G. Le lecteur ayant pris connaissance de la première livraison peut, a posteriori, vérifier l'exactitude de certaines observations qui y ont été faites.

Pour que l'on ne nous accuse pas de vouloir comme charger le seul jeune Mpiana, nous faisons remarquer dès le départ que les observations faites sur cet échantillon sont valables pour la grande majorité des textes de ses homologues et, pour compenser cette mise en exergue de J.-B., nous ajoutons que l'ami Brazzavillois à qui nous avons emprunté le CD en question et son entourage ne jurent que par cette idole tropicale des jeunes.

En faisant la retranscription de ces deux textes, nous avons placé entre crochets ainsi qu'en rouge et en gras les passages non chantés, récités en débit normal et non à la façon des rappeurs. En outre, sont mis en italique, en gras et en bleu tous les mots français inclus dans ces deux textes, à l'exclusion des anthroponymes et des toponymes. Cela permet au lecteur de voir l'espace occupé par les mots français et celui laissé au texte en lingala et d'apprécier ainsi la scandaleuse indigence rédactionnelle. La notation fut laborieuse dans la mesure où il arrive aux musiciens de ne pas articuler distinctement et de, en quelque sorte, avaler, en chantant, certaines syllabes, ce qui ne permet pas de bien entendre tout ce qui est dit.

Premier extrait

Titre de la chanson : La rose verte

[Yo tat'oyo, yo bilobaloba boyo pua nini ko ? Na mbul'oyo ya yo olingi kokola te ? Changer ata mbul'oyo siècl ' a sika]

[ Eclats de rire ]

[Léon Mwamba]

La rose verte nzube na eyoteli ( ?) nga amour comme un vaccin

Elelisi nga lokola bébé akozwaka manguele pour son bien

[Sylvie Kufukisa]

Douleur na bolingo parfois c'est leti ya bebo mpona kozwa délivrance Fololo se moko oyo Nzambe abombela yo mpo o changer état civil na yo Zulema Zuli

Osilisi vagabondage ya ba sentiments na ngai

Merci Votre Altesse

[Ah, le big boss Jean Ngandu, Atshiko Molele, Jean Marco Nzita, Jike Mabanzo boyoka ko! Boyebisa Nzulema eza ye]

Amour, amour, amour, est-ce que tu sais esika yokomisaka ngai avant chanture dans ma vie Tango nazalaki n’école gardienne na je t'aime Olekaki na balabala ya ba pensées na ngai

N’apparence ya dinosaure ya zombi to ya Dracula tu m'avais vraiment fait peur

Joujou Dis na ngai fiancée Malu

[Kasa Mpiana]

Nakomaki traumatisé kobangabanga yo lokola mpese akobangaka nsoso pene na ye

To Mundi akobangaka mopepe ya malili

Liyebo ekobangaka lokola nzoku naleli e

Riva Menga Mantu Sami Ndinda

Nakomaki mal à l'aise lokola imbua soki amoni moto alokoti libanga

Okomisaki ngai timoré lokola séminariste oyo akola na monastère

Koyoka nsoni kobima lokola moyi na ntango ya elanga véritable cachotier

[E Gisèle Nzinda mama na Dagi suspense Annie Ndagelo L'infinitive double Fatu top modèle]

Second extrait

Titre de la chanson : Grâce à toi, Germain

[ Au sommet du mont blanc je resalue November Papy Kusombi Prix Nobel . Le grand koko Motema ya Yasmin Mboni Germano noble Jacquie Lomata]

Amour eloko esalema mpo na banso

E claquer ngai porte na zolo mawa na ngai

[Boda Bodake, Kin Fret Service, Jean-Pie Tshona Tshona]

Mawa efangeli ngai na matama

Efungoli robinet ya mpinzoli

Soki ezalaki mai ya Regideso mbele bayei kolongola compteur

Bolingo mpo nini okomi moselu

Na maboko na ngai Germain souris-moi , je t'en supplie

Koyengayenga lokola kipetapeta oyo azanga fololo

En me promenant nalokotaki la photo d'un jeune très sympa

J'avais bien voulu que Jo Ango asekisaki ngai

Photo ezalaka sourde mpe muette

Ordinateur ya Nzambe par la prière apesaki ngai identité

Nayei nyonso Germain Germando

Rue de l'amour Rue de l'amour Tu dînes dans un oasis qui s'appelle l'affection

C'est pourquoi je t'aime

Je t'aime Germain Germando

Rue de l'amour

[Yves ndekola, Sabi Mikobi, Romino Makasi, Jean-Claude Makambo, Biyondo]

Germando, t'es la musique de mon affection

T'es naturelle aux couleurs de martin-pêcheur Germano Fambi.

2.2. Interférences publicitaires

Depuis toujours les musiciens congolais font la publicité des personnes physiques et morales dans les textes de leurs chansons. Ainsi, à l'époque de Franco et de Rochereau, des noms comme Ewaso Catherine, Tete, Caroline, Suke, Marie Clara, etc. étaient célèbres et ont fait rêver plus d'un. Des titres de chansons comme Savon Reward, Savon Omo , Taxibus ya Ford , Amasco et tant d'autres faisaient la réclame d'un produit ou la publicité d'une entreprise. Mais cette publicité se faisait disons avec sobriété et avait un petit parfum poétique. En outre, les noms mentionnés étaient au centre de la thématique des chansons (3). On faisait de la réclame tout en racontant une histoire de laquelle on retirait parfois une leçon morale. A cet égard, le contenu de la chanson Taxibus ya Ford de Rochereau est tout à fait exemplaire. En effet, la chanson raconte une histoire, en fait un cas vécu et se termine de manière heureuse par une leçon qui fait comprendre à l'usager le bienfait que constituait le fait de monter à bord de ce véhicule.

Quant aux chansons des musiciens de la nouvelle génération et même de quelques aînés comme Papa Wemba et Jossart Nyoka Longo, elles sont fréquemment et excessivement coupées par des vociférations (on y reviendra) et par des longues litanies de noms de personnes physiques et morales qui, souvent, n'ont absolument rien à voir avec la thématique de la (ou des) chanson(s) en question. Cette manie est appelée en lingala kobwaka, ce qu'on peut traduire littéralement par 'jeter'. Il s'agit, comme eux-mêmes disent, de lancer c'est-à-dire de faire la publicité d'un individu ou d'une entreprise d'une manière vraiment peu orthodoxe à notre goût. Dans cette acception, lancer est un congolisme.

Dans le microcosme des fans de la musique des jeunes, on se bat pour obtenir d'être lancé dans les chansons de nos vedettes. Celui qui parvient à se faire connaître à travers une chanson se sent comme valorisé et devient lui-même une manière de vedette auxiliaire. Il y en a qui se ruineraient ou qui se sont ruinés pour parvenir à se hisser dans le giron des privilégiés qui ont été chantés et vantés par J.-B. Mpiana, Koffi Olomide, Ekumanyi Shungu ou encore par Ngiama Werrason. On se ruine parce que ce privilège est payant ainsi que nous y revenons plus bas. Quand on écoute attentivement ces chansons, certains noms reviennent régulièrement :

•  Le club des dames : Nono Lomboto, Sabi Mikobi, Sharufa, Hono, Mère Malu, Mi-José Nzete Moindo, etc.

•  Le club des messieurs : Chancelier Mido (4), Epopa, Papa Madova, Stervos Nyarkos Ngantsie alias le pape de la sape, Pele Mongo, Georges Weah, Mutombo Dikembe, Adam Bombole, Riva Menga, José Kasongo FBI, etc.

•  Quelques établissements : Chez Tata Mapasa à Londres, Kin Services, La Référence à Bruxelles, Chez MC Shango à Paris intra muros, etc.

•  Quelques noms à connotation politique  : Sadam Hussein (alias Kongolo Mobutu, défunt fils de feu le président Mobutu), Ngos (de la famille présidentielle gabonaise), José Ngbakoto (frère cadet de feu Mama Marie-Antoinette Mobutu), Kokose (fils de feu Nyiwa Mobutu et petit fils de feu le président Mobutu), Engambe Edo (ancien dirigeant des services secrets sous feu le président Mobutu), Tedi Kinsala (secrétaire particulier de feu Nyiwa Mobutu), etc. Avec le changement de régime, de nouveaux noms sont apparus.

Cette pratique désormais systématique, voire excessive est devenue une source de revenus pour certains musiciens, un véritable gagne-pain. On comprend pourquoi certaines chansons se réduisent scandaleusement à la déclamation de telles listes en vue satisfaire les trop nombreux engagements. D'un point de vue artistique, il en découle un lourd inconvénient dans la mesure où le message passe au second rang : il est occulté par ces espèces d'écrans publicitaires surgissant de manière plutôt inappropriée. Ainsi, les deux extraits reproduits ci-dessus contiennent chacun une douzaine de noms de personnes qui n'ont pas, selon notre appréciation, de lien avec la thématique de chacun des deux textes. Il y en a qui acceptent de vivre au ralenti afin d'épargner pour pouvoir payer le patron d'un orchestre connu et ainsi pouvoir être magnifié par une idole de renom.

2.3. Mécénat encombrant

Les personnes citées dans les chansons appartiennent en gros à trois catégories :

•  La catégorie des personnes qui n'ont pas demandé à être citées dans les chansons et qui le sont donc suite à l'initiative du musicien. Généralement, il s'agit des personnes qui intéressent le musicien d'un point de vue sentimental ou matériel.

•  La catégorie des personnes qui ont payé cher pour être lancées.

•  La catégorie des mécènes qui soutiennent financièrement un ou plusieurs orchestres et dont le comportement est plutôt curieux. En effet, les mécènes des musiciens congolais sont encombrants car, manifestement, ils attendent de leurs protégés et obligés que, dans leurs chansons, ils fassent état et donc la publicité de leurs largesses. Les rapports des musiciens congolais avec leurs mécènes ne sont pas les mêmes que ceux entretenus par des sponsors comme Sony avec leurs artistes. Sony finançait par exemple Mariah Carey et assurait la promotion de ses chansons et de son image en vue de faire des affaires, de vendre des disques. Dans cette collaboration la vedette et le sponsor trouvent leur compte. Les mécènes des musiciens congolais ne sont pas des sponsors au sens classique car ces mécènes cherchent en réalité et avant tout à faire leur propre promotion et non celle du message musical ou de l'artiste. Il n'y a pas de contrat : les musiciens sont pour eux une forme de clientèle. Ces mécènes sont en général des hommes puissants dont le clan détient le pouvoir politique et/ou économique et qui veulent dominer partout (même au niveau de l'imaginaire artistique). Les musiciens ne peuvent évidemment rien contre de tels rapaces, en particulier dans un contexte où la démocratie est absente ou relative et où règne la loi du plus fort.

2.4. Glorification des antivaleurs et des héros négatifs

Cette galaxie des noms psalmodiés dans les chansons a un autre inconvénient majeur : elle revient parfois à faire la publicité d'individus peu recommandables. A part quelques noms qui, par leur réussite (Weah, Noah, Dikembe), peuvent servir d'exemples pour notre jeunesse, derrière certains autres noms (nous disons bien certains, donc pas tous) se cacheraient des individus violents (les ninja et les new black de Bruxelles par exemple), des dealers, des super garces (n'ayons pas peur des mots !), des briseurs de vitrines des grands magasins, des faux-monnayeurs, des repris de justice multirécidivistes, des tchécouleurs (5), des tractionnaires (6), des péripatéticiennes ménopausées qui refusent le verdict du temps et qui se livrent à des activités illégales en vue de glaner les paquets d'euros qu'il leur faut pour apprivoiser leurs petits poussins, entendez de jeunes musiciens chez lesquels elles pensent trouver un élixir nommé cure de jouvence et qui les lancent en guise de remerciement.

Mort en détention voici quelques années, Nyarkos tenait le haut du pavé en matière de sape alors même qu'il n'exerçait aucune activité rémunératrice officielle. Mon informateur ne tarissait pas en éloge pour ce sapeur « qui s'habillait plus luxueusement que le prince Albert de Monaco » (sic). Où Nyarkos et tant d'autres trouvaient-ils ou trouvent-ils cet argent pour se vêtir de manière aussi coûteuse ? Glorifier de tels individus, n'est-ce pas en quelque sorte porter aux nues des antivaleurs personnalisées par des héros forcément  négatifs dont la jeunesse congolaise et panafricaine n'a nullement besoin ? La popularité et l'influence des musiciens congolais auprès de la jeunesse ou même dans la société en général font qu'il faut s'intéresser au type de discours et de vision du monde qu'ils véhiculent. Nous serons tous d'accord pour dire que nous ne voulons pas former une jeunesse de sapeurs réfractaires à l'effort pour le progrès social et chez laquelle l'appât de lucre tient de vertu cardinale. Pour se procurer de l'argent, beaucoup de ces jeunes veulent prendre des raccourcis, en ignorant que ces raccourcis vers l'argent facile sont parsemés d'embûches qui les conduisent au bout du compte en prison. Il y a lieu que les musiciens puissent utiliser leur audience pour promouvoir autre chose que l'idéalisation d'une certaine Europe et des grandes marques de la haute couture et des bijoux.

2.5. Surenchère vestimentaire

Nous sommes tombés à Brazzaville (où nous achevons la rédaction de ce papier) sur un vieux numéro (celui de janvier 2002) de la revue Grands Lacs publiée à Londres. Aux pages 36 et 37, y sont reproduites quelques photographies de Mopao Mokonzi vêtu en sapeur de première force. Un monsieur que j'ai rencontré sur place et que certains voudront qualifier de déconnecté de la sape ou de grincheux vieux-jeu a perçu Olomide sur l'une des photos pittoresquement : le grand Mopao Mokonzi y est engoncé, disait-il, dans une manière de scaphandre ou d'entonnoir qui rappelle bizarrement, à part la trop vive couleur rouge, la tenue d'un cosmonaute d'Apollo débarquant sur la lune. C'était, paraît-il, le nec plus ultra de la mode et il ne faut surtout pas demander combien cela coûte. Il n'y a pas que Koffi Olomide : tout le monde est concerné et, en particulier, les fans. Car sachons-le (si nous ne le savons pas), c'est un vrai drame à Kinshasa, à Brazzaville, à Bruxelles, à Paris … et à Londres lorsque est programmé un concert de l'un des orchestres de nos vedettes. Il faut être au top de la mode quand vous vous y rendez. A l'occasion d'un tel événement, les jeunes ne se donnent même plus la peine de détacher l'étiquette qui indique la griffe d'origine de leur accoutrement. Il faut faire bonne figure, Bon Dieu ( !), et tant pis pour les vieux-jeux et pour les débranchés de la mode. Toutes les extravagances sont permises et c'est à qui sera le plus original et qui portera la tenue la plus coûteuse. C'est à qui exhibera le portable le plus cher et les bijoux les plus recherchés.

Cette idéologie a évidemment des conséquences sociales néfastes et inimaginables sur les jeunes. Elle est à l'origine de deux meurtres dans la jeunesse de la diaspora congolaise à Bruxelles. Beaucoup de jeunes sont allés en prison en Europe pour avoir cassé un magasin de vêtements en vue de se procurer ces tenues rares et de pouvoir parader au jour J de tel futur événement musical. C'est le règne de la mode du m'as-tu vu qui réduit les valeurs sociales au seul vêtement et qui est une forme de nivellement par le bas.

Après avoir risqué d'hypothéquer sa liberté ou sa vie lors d'un casse réussi cette fois (en attendant le prochain qui pourrait l'envoyer dans le gnouf ), le bonhomme peut gonfler socialement puisqu'il a revêtu un costume Pierre Cardin , une gourmette en or massif, des bijoux Van Cleef , une ceinture masatomo, des chaussures en croco , une chemise Versace ou Valentino et nous en passons. Il arrive que ces tenues soient même totalement inadaptées à la chaleur tropicale. Une londonienne (congolisme signifiant ‘péripatéticienne kinoise') sautillait laborieusement sur la piste bondée lors d'un concert de Wenge Musica Esprit ya Bien de Ngiama Werrason à Kinshasa : elle arborait une jupe et une vestes noires en cuir, des chaussures en cuir évidemment et assorties de guêtres en cuir naturellement et tout cela dans la chaleur des tropiques ! C'est pourquoi elle suait à grosses gouttes. Mais qu'importe ? N'est-ce pas qu'il faut suer d'ahan pour briller le temps d'une soirée et pour bien vendre ses charmes ?

Références

•  Il s'agit de la musique de la R.D. du Congo. Cependant cette musique est aussi celle de l'autre Congo (le Congo Brazzaville) où elle joue un rôle semblable. Les populations des deux Congo sont très proches ethniquement et linguistiquement. On trouve de part et d'autre du fleuve Congo les mêmes populations qui parlent les mêmes langues parmi lesquelles le lingala et le kikongo.

•  CD est une abréviation de l'anglicisme « Compact Disc » qui se dit en français « Disque Compact ».

•  Il faut mettre à part le cas pathologique de la propagande politique dans laquelle s'était engouffré feu Yorgo alias Maître François Luambo Makiadi sous l'ancien régime.

•  Au cours d'un séjour à Londres, alors que germait en nous l'idée d'écrire ce texte, nous nous sommes fait présenter ce fameux chancelier Mido, histoire d'en avoir le cœur net.

•  Dans le langage des miguélistes (congolais vivant en Europe, alias Miguel), tchécoulat (du mot français ‘chèque'), c'est l'art de s'emparer (voler) d'un chèque d'autrui, de le falsifier de façon à modifier le montant à toucher et de l'encaisser à l'aide faux documents d'identité. Un tchécouleur est celui qui s'adonne au tchécoulat.

•  Les Belgicains (entendez les Congolais vivant en Belgique) appellent tractionnaire celui ou celle spécialisé(e) dans l'art de soutirer des marchandises de toutes sortes dans les grands magasins et qui les revend au rabais et à la sauvette en particulier à Matonge-lez-Ixelles.

 

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