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30 juin 2010 : le sens d’un cinquantenaire PDF Imprimer E-mail
Écrit par ZACHARIE KOMBE M - PERO   
Lundi, 29 Mars 2010 20:00

30 juin 1960, 30 juin 2010, le Congo-Kinshasa aura savouré toute une cinquantaine d’années de souveraineté internationale, et nationale. Cinquante ans durant, le Congolais a appris à gérer, avant de gérer.

Aujourd’hui, à l’horizon du cinquantième anniversaire de la République démocratique du Congo, il ne nous semble pas assez responsable que cette commémoration soit (entièrement) versée au compte des réjouissances et autres dispersions traditionnelles. Nous estimons pour notre pays, et notre part, que l’événement soit une précieuse opportunité de relire froidement notre passé ainsi que sa gestion, la revisitant sous toutes ses coutures, retenant ce qu’il y a à poursuivre, à corriger,... et rejetant les mauvais exemples. Innovant à l’occasion. Etant donné que la RDC fut abandonnée plus qu’elle ne fut responsabilisée en 1960, la relecture de son passé ne peut promettre des réjouissances, et du soulagement.



En effet, il serait bien surprenant de trouver dans cette évaluation, une quelconque amélioration du bien-être du Congolais, soutenu par un niveau de vie revu à la hausse, depuis l’indépendance (Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, ne cessons- nous de chanter...). Pourtant, à l’issue de quelques investigations, il s’avère que la RDC, durant ces cinquante ans a vu se succéder 63 gouvernements : 9 gouvernements, de 1960 à 1965 ; 37, de 1965 à 1997; 8, du 17 mai 1997 au 30 juin 2004; 5, du 30 juin 2004 à Novembre 2006 (régime du 1+4) ; 4, depuis les élections de 2006 ou de la troisième République, et une vingtaine de Premiers ministres (Lumumba, Iléo, Adoula, Tshombé, Kimba Evariste, Général Mulamba Nyunyi, Mpinga Kasenda, Boboliko Lokonga, Nsinga Udjuu, Kengo wa Dondo, Prof. Mabi Mulumba, Pr Lunda Bululu, Pr Mulumba Lukoji, Mungul Diaka, Tshisekedi, Nguz-a-Karl-I-Bond, Général Likulia, Antoine Gizenga, Adolphe Muzito). Ce qui représente une moyenne de près de trois gouvernements pour chacun d’eux...

Qu’ont-ils réalisé ? Que nous en reste-t-il ?

EDUCATION ET LA FORMATION

Sous la colonisation, l’école était destinée à contribuer à l’oeuvre coloniale, en y préparant la jeunesse congolaise. Cette oeuvre consistait à exploiter le sol et le sous-sol congolais en faveur de la Belgique. Mais, après l’accession du Congo à la souveraineté nationale, le système scolaire du Congo indépendant ne subit aucune réforme, demeurant colonial. Jusqu’à ce jour, aucune réforme digne de ce nom. C’est-à-dire que notre système éducatif a fonctionné en parfait déphasage avec les besoins actuels du pays.

Les produits formés dans des écoles congolaises sont, de ce fait, aussi déphasés, par rapport à la grande actualité de l’indépendance : le Développement. C’est-à-dire l’amélioration de la condition d’existence ainsi que la productivité du peuple congolais au moyen d’une politique éducationnelle conséquente.

Pour réussir leur développement, quel qu’en soit le modèle, les Nations ont dû invariablement réformer, ou révolutionner leur système éducatif, aux fins de la mettre au service du processus de développement. Et de manière qu’il en sorte des citoyens, des travailleurs, des élites, des leaders, voire des héros et des génies. La notion de développement dispensée de manière à la faire assimiler et intérioriser par tout un chacun : toutes les tranches d’âge, tous les secteurs de l’économie, toutes les strates de la société.

Mais hélas, ceci n’est pas intervenu en RDC. Aucun de nos soixante gouvernements n’a recherché ce résultat compétitif. Ce qui en est advenu c’est l’inverse, bien sûr : arriération et dépendance étranglent la nation congolaise, sans probabilités réelles de décollage économique. Sans parler de l’endettement.

La question qui se pose est celle de savoir si nous sommes prêts d’en sortir ? Bien malin qui en trouvera la réponse.

La réapparition récente des sentiers en lieu et place des routes ; des vélos à la place des véhicules ; du troc en lieu et place des échanges monétaires et autres électroniques ; des lampes tempêtes à la place des ampoules ; des fers à braises à la place des fers électriques, même à Kinshasa...., montrent à suffisance la régression qui écrase la RDC, sans qu’il y ait besoin de passer encore par des calculs des indicateurs économiques. Il faut nous demander dans combien de temps encore - les cinquante ans qu’il vient de passer s’étant avérés insignifiants - notre pays pourra-t-il réussir ne fut-ce qu’une percée vers le développement ? Dans combien de temps ?

Le Japon, devenu indépendant en 1850, devenait, dès 1905, un concurrent économique, industriel et militaire très inquiétant pour les puissances occidentales… !

La Russie d’abord, la Chine ensuite, et les Etats-Unis enfin, l’apprirent à leurs dépens par les guerres foudroyantes qu’ils subirent du Japon au début du siècle dernier. Soulignons qu’à sa portée, le Japon n’avait ni Banque mondiale, ni Fonds monétaire international, ni PNUD, pour le financer et l’appuyer. Seulement cinquante ans de travail sérieux, rationnel, par une main d’oeuvre bien formée, ainsi que des élites responsables.


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