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LE PEUPLE CONGOLAIS A FAIM ET SOIF DE JUSTICE ET DE PAIX PDF Imprimer E-mail
Écrit par Jean-Pierre Badidike   
Mardi, 01 Mai 2012 18:38

Le courage de la vérité (cf. 2Cor7, 14)

Message de l’Assemblée plénière extraordinaire de la CENCO aux fidèles catholiques et à l’ensemble du peuple congolais

 

En date du 11 janvier 2012, les Evêques du Congo ont publié un court message qui porte bien son titre « Le courage de la vérité ». L’intitulé n’en dit pas moins long : « faim et soif de justice et de paix». La triade paix, justice et vérité constitue le substrat de ce message qui prend motivation dans un contexte socio-politique caractérisé par un scrutin présidentiel et législatif entaché de graves irrégularités ; celles-ci en ont compromis la crédibilité et creusé un fossé de méfiance entre peuple et dirigeants.

 

Contexte

 

La République Démocratique du Congo (RDC) a connu, en novembre, 2011 son deuxième scrutin présidentiel et législatif depuis la fin théorique des plusieurs épisodes de guerre qui, de 1996 à 2003, ont causé la mort de plus de six millions de personnes. Après une période de transition de 2003 à 2006, la République Démocratique du Congo est entrée dans sa troisième république par un 1er scrutin (en 2006), boycotté par une large partie de l’opposition, sans parvenir à apaiser la tension sociale dans le pays, ni résorber la méfiance de la population, encore moins en finir avec le climat d’insécurité ayant élu domicile dans certaines parties du pays. Hanté par le désarroi et le sursaut d’orgueil, la population se consola en plaçant ses espoirs dans le 2ème scrutin qui eut finalement lieu avec des échéances couplées le 28 novembre 2011.

Mais dès le départ, le processus de ce deuxième scrutin portait des germes de méfiance : une révision constitutionnelle fixant le scrutin présidentiel à un seul tour, la nomination de nouveaux magistrats à la Cour Suprême de Justice, l’opacité de la Commission électorale indépendante eu égard à l’audit du fichier électoral, etc. Les signaux de tension devenant de plus en plus perceptibles, plusieurs instances ont lancé des appels à l’apaisement. Les Evêques y participent par trois sortes d’actions.

La première action est d’ordre discursif ; la CENCO publie trois messages :

-     Année électorale : que devons-nous faire ? (Ac 2, 37) Exhortation du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) aux fidèles catholiques, aux hommes et aux femmes de bonne volonté le 25 février 2011,

-     Appel aux acteurs politiques congolais, un appel à la paix face à la violence de mai 2011:

-     « Le sage domine sa colère » Pr 29, 11. Appel des Evêques de la CENCO à la paix face aux violences en cette période préélectorale, du 8 septembre 2011.[1]

La deuxième action est d’ordre pratique. Sous la bannière de la commission Justice et Paix, la CENCO forme 30.000 observateurs pour les besoins de 64.000 bureaux de vote. C’est quantitativement la plus grande mission d’observation avec tout le mérite qu’elle est menée par des fils du pays, qui connaissent aussi bien le terrain que les enjeux, et peuvent communiquer avec les gens dans leur langue.

La troisième action est d’ordre diplomatique : une délégation Episcopale conduite par le président de la Commission Justice et Paix sillonne, du 8 au 24 octobre 2011, les capitales européennes (Londres, Paris, Bruxelles, Berlin), plaidant pour la consolidation de la paix et de la démocratie par un processus électoral apaisé.

Malgré toutes ces précautions, la campagne électorale sera entachée de plusieurs actes de violence. Le jour même du scrutin, le 28 novembre 2011, fut émaillé de graves irrégularités et d’incidents remettant en cause la validité des résultats. Il s’en suivra une cacophonie inouïe, chaque partie alléguant ses résultats, pendant que plusieurs observateurs contestent les résultats partiels de la CENI. Les yeux sont tournés vers l’Eglise dont le rapport des observateurs pourra départager les antagonistes et les faiseurs d’opinion. Les évêques sont eux-mêmes désemparés ; ils communiquent par la voix de leur secrétariat sans trop rassurer[2].

Le 3 décembre 2011, le comité permanent de la CENCO par la voix de son président, Mgr Nicolas Djomo, publie un message qui ne comble pas les attentes de la population : le texte souligne que la CENCO n'a pas pour objectif de publier les résultats, invite le peuple congolais, les acteurs politiques et la CENI à s’en tenir à la vérité des urnes (§ 4). Les esprits restent surchauffés. A la publication des résultats par la CENI le 8 décembre, le Cardinal Monsengwo tient un point de presse le 12 décembre 2011 où il juge les résultats de la CENI  non conformes à la justice et la vérité (§ 2) et rappelle que l’Eglise est moralement tenue à offrir son aide à la justice pour établir la vérité des urnes là où ont été ses observateurs (§ 5). Un bras de fer s’en suit entre le régime sortant et le Cardinal dans un déferlement d’injures et d’insultes pendant que l’ensemble de l’Eglise, qui n’arrive pas à parler d’une seule voix, est considérée à certains égards par une partie de la population comme complice d’un hold-up électoral. Particulièrement le président de la CENCO est pris à partie. Des manifestations pacifiques entachées de scènes de violence sont organisées à travers plusieurs villes en Occident et en Afrique. Le climat socio-politique, et religieux, s’envenime.

Globalement des voix s’élèvent pour récuser toute crédibilité du processus électoral et de ses résultats : les missions d’observation, les défenseurs des droits de l’homme et surtout l’opinion font état des cas graves de violation de la loi électorale, de tricherie et de fraude massive sur fond d’innommables violations des droits et de libertés ; certains vont jusqu’à exiger l’annulation pure et simple des résultats des élections. La CENCO convoque une assemblée extraordinaire pour que les évêques tirent les leçons de ce scrutin et du climat de tension qui se généralise dans le pays. A l’issue de cette assemblée extraordinaire ils publient leur message, - du 11 janvier 2012.

 

Contenu du message

Au regard de ce contexte trouble, la trame du message de la CENCO tourne autour de thèmes relatifs à la paix, à la vérité et à la justice.

Dans un pays en proie à des conflits à répétition, le processus électoral devrait engranger la paix. Mais pour l’Episcopat congolais, « la paix a des exigences auxquelles l’on ne saurait déroger notamment la vérité, la justice et le respect du peuple » (§ 9).  Il s’agit en effet d’une paix qui trouve sa source dans la justice et l’amour de la vérité (§ 14). Avec le terme « amour » surajouté à la triade (paix, justice, vérité), le credo social est désormais constitué sur fond du psaume 85 : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Ps 85, 11).

Le corps du texte comprend, outre l’introduction et les recommandations, quatre parties : les acquis du processus électoral (§ 3), ses défaillances (§ 5-6), la mission de l’Eglise (§ 7-8), et les défis du processus sur le plan de la foi (§ 9-12).

Les acquis du processus sont brièvement évoqués en quatre points : la participation massive de la population, le financement partiel des élections par le gouvernement congolais, les efforts logistiques de la  CENI, et la présence des missions d’observation (§ 3).

Cependant, la lecture des défaillances, qui justifient le bien fondé du message, se prolonge dans ce que les Evêques appellent la mission de l’Eglise (par rapport aux défaillances du processus) ainsi qu’aux défis de la paix qui ne peut être abordée que sous l’angle de la vérité.

Trois idées forces s’y dégagent :

-   La démocratie n’est pas un arrangement entre acteurs politiques pendant que le peuple meurtri et frustré, assiste impuissant à un processus qui ne reflète pas sa volonté (§ 8).

-   On ne gouverne pas un peuple par défi (§ 6), ou mieux on ne construit pas un Etat de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur, de militarisation et d’atteinte flagrante à la liberté d’expression (§ 8).

-   Le déferlement d’injures et d’attaques personnelles, le musèlement de l’opinion, la confiscation des moyens de communication et tant d’autres dérives et atteintes aux droits et à la liberté traduisent l’émergence d’une pensée unique (§ 10-11).

La conclusion n’en est que logique : après avoir stigmatisé un  processus électoral qui a bradé la vérité des urnes, les Evêques invitent la CENI (Commission électorale nationale indépendante) à corriger les erreurs, sinon à démissionner, et demandent au peuple de ne pas céder à la violence,  au contraire d’y répondre par l’amour car la violence appelle la violence (§ 12).

Soulignant leur mission de guetteurs pour le peuple de Dieu (Ez 3, 17), les Evêques annoncent qu’ils ne se lasseront pas de dénoncer tout ce qui met en péril l’édification d’un Etat démocratique (§ 8), mais qu’ils n’entendent pas prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible.

 

Leçons à en tirer

Le contexte socio-politique a révélé une fragile cohésion au sein de l’Episcopat. Cette fragilité affecte parfois l’énonciation des messages épiscopaux dans leur ton, leurs destinataires et les objectifs poursuivis. C’est ainsi par exemple que les Evêques se limitent à accabler la Commission électorale indépendante, voire lui recommander la démission, en ne pointant que faiblement les donneurs d’ordre ; ils n’ont pas non plus réclamé l’annulation du scrutin au regard de l’énormité des irrégularités décrites.

Voilà le défi du courage de la vérité - terme central avec huit occurrences dans le texte - qui s’adresse à l’Eglise elle-même. Comment comprendre que l’Eglise qui a mis en place une commission d’observation ne reconnaisse pas la mission de publication des résultats alors que cela aurait contribué à édifier le courage de la vérité, parce que comme les Evêques le disent en citant Benoît XVI « l’Eglise a une mission de vérité à remplir, une mission impérative, c’est un service rendu à la vérité qui libère » (AM, 22). Dans l’avenir l’Eglise remplira-t-elle avec plus de courage sa mission de vérité ! Sa dépendance économique vis-à-vis de la générosité des politiques en mal de popularité n’est-elle pas un grain de sable dans la soupe de la lutte pour la justice !

Cependant, le message des Evêques a le mérite non seulement de ré-crédibiliser une Eglise qui, par endroits, a suscité des interrogations sur sa fidélité au message évangélique, mais aussi de refaire les nœuds au sein d’un Episcopat qui ces dernières années a fait montre de divergences de sensibilités prophétiques eu égard à la pesanteur politique. Les sons de cloches qui semblaient divergents entre le Président de la CENCO et le Cardinal Monsengwo résonnent finalement en chœur pour dénoncer un processus électoral qui, à beaucoup d’endroits, s’est déroulé dans un climat chaotique. (§ 5)

En effet, il est bien venu de la part des pasteurs de l’Eglise de montrer que, face à la détresse de tout un peuple, la foi les rassemble. Leur message se veut rassurant non seulement dans son efficience constative, mais dans l’engagement prophétique d’interpeller et de consoler un peuple en détresse. Les Evêques se réfèrent ainsi à leur mission de guetteur ; ils citent Benoit XVI : « A cause du Christ et par fidélité à sa leçon de vie, notre Eglise  se sent poussée à être présente là où l’humanité connaît la souffrance et à se faire l’écho du cri silencieux des innocents persécutés, ou des peuples dont des gouvernements hypothèquent le présent et l’avenir au nom d’intérêts personnels »[3]. C’est pourquoi,  « dans son rôle prophétique, chaque fois que le peuple crie vers elle : «Veilleurs où en est la nuit » ? (Is 21, 11), l’Eglise désire être prête à rendre raison de l’espérance qu’elle porte en elle (cf. 1P 3, 15) car une aube nouvelle pointe à l’horizon (Ap 22, 5) »[4]. Les Evêques prennent cependant soin, en recourant aux paroles du Pape, de prendre distance de toute confusion avec un quelconque rôle en lieu et place de l’Etat. En effet, comme le recommande le Pape Benoît XVI, « l’Eglise ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’Etat, mais elle ne peut et ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice»[5].

Ceci nous met devant deux défis fondamentaux : le sens de la mission prophétique, et les relations religion - politique.

Mission prophétique : dénoncer et seulement dénoncer ?

Tout en se disant fidèles à leur mission de guetteurs pour le peuple de Dieu, les Evêques affirment ne pas se lasser de dénoncer tout ce qui met en péril l’édification d’un Etat démocratique. Apparemment la mission de guetteur semble se réduire à la dénonciation, car la suite du texte n’ajoute aucun autre contenu sémantique à la compréhension de la mission. Cela peut paraitre quelque peu réducteur par rapport à un contexte même où l’on est appelé à témoigner pour la paix et la justice.

La deuxième assemblée spéciale des Evêques pour l’Afrique avait déjà pour thème « L’Eglise d’Afrique au service de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix ». Même dans Ecclesia in Africa, exhortation faisant suite à la première assemblée spéciale des Evêques pour l’Afrique (1994), le Pape Jean-Paul II, estimait que le plus grand défi pour réaliser la justice et la paix en Afrique consistait à bien gérer les affaires publiques dans les deux domaines connexes de la politique et de l’économie.[6] Les Evêques africains ne sont certainement pas des gestionnaires de la politique, mais ils en sont des coopérateurs ; ils ne  pourront pas espérer contribuer à soulager les souffrances des peuples en réduisant leur mission au seul aspect de dénonciation, surtout quand ils sont en face des cœurs endurcis et des consciences émoussées. Ils doivent s’impliquer à proposer des pistes des solutions et même poser des actes pour trouver des solutions durables. Par exemple, l’ouverture envisagée par le Cardinal Monsengwo qui a rappelé le devoir moral de l’Eglise à accompagner la justice dans la recherche de la vérité et la régulation des conflits semble fondamentale pour des sociétés où les instituions et les individus prennent le goût et l’option de fonctionner en dehors des lois et du respect de la dignité humaine. Dans le cas d’espèce, la dénonciation serait insuffisante, surtout quand on a déployé 30.000 observateurs sans daigner en rendre compte au peuple de Dieu « meurtri et frustré » et au nom de qui la mission a été menée.

 

Complémentarité entre politique et religion

Au XVIè siècle, les guerres de religions, notamment entre catholiques et protestants, avaient atteint un tel degré de violence qu’il fallût faire de la foi une affaire privée en introduisant, à la suite des idées de Thomas Hobbes, une rupture entre politique et religion afin de justifier la souveraineté de l’Etat.[7] Selon Hobbes, cette rupture devait restaurer la concorde entre citoyens, jouissant paisiblement de leur vie sur un espace social sans être déchirés entre plusieurs allégeances.

Cependant, de nos jours, le modèle des Etats occidentaux est sorti du schéma hobbesien. Les sociétés actuelles semblent plus apaisées du point de vue religieux qu’au XVIè siècle. En plus, l’idée d’un Etat tutélaire, édictant des lois inconditionnelles, a été ébranlée par le système démocratique. Comme le dit si bien John Rawls, parlant d’un consensus par recoupement, un Etat juste suscite l’assentiment permanent de ses citoyens.[8] Les chrétiens et leurs pasteurs en font aussi partie.

Séparer, dans le fief d’un chrétien, politique et religion sur le terrain de la lutte pour la paix et la justice c’est courir le risque de juxtaposer deux attitudes en une seule personne. Devant la souffrance du peuple, devant les violations des droits fondamentaux, devant la négation de la nature humaine, la frontière tangible entre politique et religion devient délicate à établir tant que le temporel et le spirituel sont tous deux au service de l’homme, de la vérité, de la justice et de la paix. La voie spirituelle et la voie temporelle sont complémentaires et non opposées. Elles doivent donc coopérer dans le respect des finalités propres à chacune. On peut constater que  dans le cas particulier de l’Afrique, les chefs charismatiques des mouvements messianiques sont ceux qui ont su lier, dans des communautés restreintes, l’engagement religieux à l’engagement pour la justice : Dona Béatrice Kimpa Vita (RDCongo), la reine Njinga (en Angola), Simon Kimbangu (RDCongo), la secte Muyebe (en pays Nande), les leaders Kitawala, Mwanda Nsemi (Bundu dia Kongo), Cheikh Ahmadou Bamba (confrérie nourride au Sénégal). Il n’est pas inutile de relever que  la confrérie nourride fut une réponse religieuse et politique à la crise sociale wolof, en vue de restaurer des équilibres affectifs et symboliques. Le politique et le religieux ont donc le même terrain et se complètent. Pour sauvegarder les valeurs de solidarité, d’égalité, de fraternité, de paix universelle la trame des sociétés africaines repose sur une subtile interpénétration du religieux et du politique dont d’ailleurs la séparation n’est pas réalisée partout dans le monde. En Grande Bretagne, la Reine est également chef de l’Eglise Anglicane. En République Fédérale d’Allemagne, une part de l’impôt est versée aux Eglises. En Iran, ce sont les religieux qui contrôlent le pouvoir ; de manière générale les préceptes de l’Islam restent la référence majeure dans certains Etats, ou encore certains Etats revendiquent l’Islam comme religion officielle dans leurs constitutions. L’Etat d’Israël a adopté un nom que l’on ne peut pas détacher d’une histoire religieuse. Et tout en restant ouvert à d’autres citoyens que les juifs, l’Etat d’Israël a un fondement confessionnel sans prétendre se soumettre entièrement aux traditions religieuses de sa tradition.[9]

Dans une Afrique en proie avec l’échec de l’État post-colonial dans la grande majorité des pays, au lieu d’une séparation, pire d’une confrontation, le salut et le bien-être des citoyens passe par la complémentarité entre politique et religion. Celle-ci reste impérativement du côté de l’opprimé, de la veuve et de l’orphelin. C’est cela, sinon surtout, le courage de la vérité.

 

 


[1]  Il faut noter que la CENCO a signé le 8 août 2011 avec les autres confessions religieuses un message  intitulé « Pour des élections apaisées en RDC. Appel des chefs des confessions religieuses ». Dans le même cadre la CENCO avait déjà signé le 25 juin 2011, avec les autres confessions religieuses dans la salle du Centre interdiocésain, un protocole d’accord pour l’éducation civique et électorale.

[2]  En marge du message du Comité permanent, le secrétariat général de la CENCO a publié deux mises au point.

[3]  Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Africae munus, n° 30.

[4]  Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Africae munus, n° 30.

[5]  Benoît XVI, Lettre encyclique Deus caritas est, n° 28.

[6]  Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Post-synodale Ecclesia in Africa, 110: AAS 88 (1996) 65.

[7]  Dans les termes mêmes de Hobbes, la rupture entre politique et religion n’est pas si claire. Dans deux parties du Leviathan, Hobbes traite de théologie avec une interprétation tendancieuse des écritures : il faut se soumettre aux lois du souverain terrestre car elles garantissent paix et concorde.

[8]  John RAWLS, Libéralisme politique. Paris, PUF, 1995, Leçon IV, pp. 171-214.

[9]  J.P. BADIDIKE, « Réconciliation, justice et paix dans les communautés ecclésiales vivantes » in  L’Eglise et les défis de la société africaine. Perspective pour la deuxième assemblée spéciale du synode des évêques pour l’Afrique. Cahiers internationaux de Théologie Pratique. Série « Actes » n° 2,  p. 60-62.

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