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Qu’as-tu fait de ton frère? Mélanges en l'honneur de Mgr Jan Dumon, Munich, Publications Universitaires Africaines, 2012 PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Samedi, 14 Juillet 2012 10:49

« Qu’as-tu fait de ton frère? » Que l’on connaisse ou pas Jan Dumon, la question directrice des mélanges en son honneur est à l’évidence susceptible d’une double interprétation. On peut en effet y voir une interpellation sur fond d’évaluation, ou plutôt une invitation à réfléchir son propre rapport à autrui, à la lumière de la riche expérience d’un homme, avec ses hauts et ses bas. Sans exclure la première, c’est davantage vers cette seconde voie que nous oriente la vie de Jan Dumon, qui est loin d’avoir été un long fleuve tranquille, depuis sa Belgique natale jusqu’au Vatican où il est encore en fonction, en passant par sa patrie d’adoption, la République Démocratique du Congo.   

Les communications de ces mélanges s’orientent selon deux principaux axes, les sciences humaines d’une part, et les sciences théologiques de l’autre. Dans le premier d’entre eux, il est ainsi question d’examiner les concepts de frère, fraternité, solidarité, les enjeux et perspectives qui s’en dégagent aujourd’hui, les différentes manières dont ils sont perçus et vécus selon les aires géographiques et scientifiques, et enfin les questions qu’ils soulèvent ou celles qui les convoquent (les migrations par exemple, avec les multiples problèmes qui en résultent, gestion des différences, de l’interculturalité, de la convivialité sociale et globale,  etc. On pourrait aussi évoquer la guerre, la peine de mort, l’exploitation de l’homme par l’homme, etc.).

 

Quant au deuxième axe, il peut s’éclaircir à la lumière du dialogue entre Dieu et Caïn évoqué dans le chapitre 4 de la Genèse. Caïn vient de tuer Abel, son frère. Et la voix se fait entendre Qu’as-tu fait ? La réponse de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? » Dans la Bible, il n’y a pas de réponse à l’objection. Mais il n’en demeure pas moins que l’on a affaire à une question qui résonne, à travers les âges, comme un appel à la conscience humaine. Comment pouvons-nous l’approcher du point de vue de la réflexion théologique ? Est-ce possible d’offrir au concept de « frère » une légitimité et une crédibilité qui se conçoivent théologiquement sans nuire à la diversité des richesses (géographiques, historiques, culturelles, etc.) qui ont été données au Christ en héritage ?